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D'un jour à l'autrePar M. :: 21/05/2008 à 21:39 :: Petites Choses egocentrees
Mercredi
Ai visité des apparts. Cinq. Neuf avec ceux d'hier. En ai peut-être trouvé un. Problème de financement à résoudre. Appelle mon banquier. Rendez-vous samedi.
Bois l'apéro avec Ketty, en terrasse. Rosé. Puis m'en vais avec elle, chez son frère. Un barbecue. Bonne soirée. Je passe la nuit là-bas. Je dors bien.
Jeudi
Me lève pas tard. Profite du jardin, du calme. Le chant des oiseaux et celui de la fontaine. Puis prends le petit-déjeuner avec Sylvain, sur sa terrasse. Il me parle de choses que je ne suis pas sûre de comprendre, mais c'est agréable. Je me dis que je pourrais acheter ce bouquin dont il me parle tout le temps. Et puis il me raccompagne.
Je passe l'après midi à me balader, je fais bien, il pleuvra le lendemain.
Vendredi
Ciel gris. Bas. Me lève tôt, ai rendez-vous pour visiter un appart'. Encore. Bien, mais moins que celui de mercredi. Je vais attendre l'entretien avec le banquier pour me décider.
Vais travailler à 14h. Journée atroce. Ma chef hystérique, comme d'hab. Migraine qui nait à 14H30, s'installe à 15h, persiste à 18h. Rien ne se passe comme je le voudrais. Je râle. Heureusement, un vieil ami au téléphone dans la soirée. Il me fait rire, beaucoup. Me promet de venir bientôt, peut-être cet été.
22h, je sors. Croise des potes. C'est l'anniversaire de l'un d'eux, alors on boit des Mojitos. Et des shooters de... Tequila, je crois, je ne sais plus. Un jeune garçon me drague, je bats des cils et roule des hanches. J'ai chaud. J'ai trop bu. On danse beaucoup, on parle peu. Je suis ivre. Il me raccompagne et me baise sur mon canapé. Puis il s'endort. Moi aussi.
Samedi
Me lève tôt, vire le jeune garçon, prends une douche et vais voir mon banquier. Suis encore ivre, un peu. Sais plus ce que je lui dit, mais ça fonctionne. Il me prête l'argent sans frais. Je vais pouvoir déménager. Je sors de là épuisée – mais ce n'est pas de sa faute – et contente – là, il y est pour quelque chose. Je ne déjeune presque pas et vais travailler.
La chef plus calme. Ça tombe bien. J'ai envie d'un café mais j'ai mal à l'estomac. Je me demande si je vais tenir jusqu'à 22h sans m'endormir.
Je tiens. Je rentre (avec difficulté, cf comment Michel Drucker m'a empêchée de rentrer chez moi). Je dors.
Dimanche
Boulot à 8h. Le dimanche, à cette heure, la place est déserte. Elle se réveille plus tard que moi. Lentement. J'aime la voir. Les livreurs, les joggers, les joueurs de tiercé. Je bois un café devant l'hôtel avec Arnaud. Je lui raconte mon week-end, on rit.
16h : je quitte. Je bois une bière avec Jo. Je constate que j'ai bu (au moins un verre) tous les jours depuis 15. L'été a commencé pour moi, malgré le temps pourri. Le vent s'est levé dans la matinée.
Je rentre chez moi et lis.
Le soir, je me fais couler un bain, avec des bougies, un verre de vin et ma liste de lecture créée pour : smooth jazz for bath. Un jour, peut-être, j'en parlerai. Ça me plairait de la partager.
Je sors de l'eau et m'endors sans me sécher.
Lundi
Suis de matinée toute la semaine. Ai pas l'habitude, suis dévariée. Quelques clients rigolent de mes yeux gonflés. Alors j'en rigole aussi. Je suis fatiguée.
Je passe à l'agence en sortant du boulot. Je remplis le dossier, cette fois, sauf catastrophe, c'est sûr : je déménage. Et j'ai hâte. Je rentre chez moi et réalise que je vis mes derniers jours dans ces 25 m². Un peu de nostalgie, je comprends que les murs vont me parler, me raconter mes histoires, chaque soir jusqu'à mon départ. Je n'ai pas souvent déménagé dans ma vie.
J'annonce la nouvelle à la majuscule. L'invite à venir visiter mon nouveau nid douillet durant l'été, lui faire l'amour et la cuisine. Il sourit. Moi aussi. Je suis contente. Je sais, je l'ai déjà dit, je le dis tout le temps. Peut-être parce que c'est vrai.
C'est assez drôle comme je me sens bien depuis quelques jours.
Mardi
Boulot. Bière. Bouquin. Je m'habitue à mon nouveau rythme.
Je suis invitée à dîner. Un client, je l'aime beaucoup. Il pourrait presque être mon père, d'ailleurs il lui ressemble un peu. Bien sûr, notre rencard n'a aucune fin sexuelle. C'est rare, j'apprécie. C'est reposant.
On dîne dans un de mes restaurants préférés, sur les pavés, devant la petite église dont les cloches sonnent si fort à midi. Il me parle de lui, sa vie, les multiples "casquettes" qu'il porte. Il est pluriel, j'aime. Il est fascinant, dans son genre. Il me parle de son association, et de son action au Niger. Mon coeur bat, mes yeux brillent, il le voit. Si un jour... il m'emmènera. Je me souviens que j'en rêvais quand j'avais 15 ans. Ai-je changé ?
Le vin me détend, je ne sens presque plus le vent. La place se vide, nous la quittons. Mes talons incertains sur les pavés. Je lui dit que ça fait bientôt 4 ans que je m'entraîne à ne pas tomber, il sourit. Il me dit qu'il a passé une bonne soirée, je lui dis que moi aussi. A remettre, on est d'accord. Il me raccompagne et me colle un gros baiser sur la joue. Il m'appelle ma belle. Je suis émue.
J'essaie d'écrire un peu avant de me coucher, mais j'ai trop bu.
Mercredi
Me lève tôt, encore. Vais travailler, encore. Suis fatiguée, encore. Et encore 3 jours à tenir.
J'essaie d'organiser mon déménagement. Je stresse et crise un peu. J'envoie valser ma mère et ma soeur. J'abuse.
Je me calme avec l'arrivée de ma collègue de boulot. Elle me fait marrer, c'est cool. Elle a un don pour réveiller ma part conne, enfin, drôle. On rit beaucoup. Travaille peu. La chef n'est pas là, on en profite. Je n'ai pas particulièrement envie de rentrer chez moi. J'ai mille choses à faire, mais pas le moindre courage pour.
Je finis chez moi à lire. Et je m'endors sur mon bouquin.
19h : je me réveille. Je ne sais plus où j'habite. Prémonition ?
Des coups de fil à passer. Un verre de rosé, une cigarette. Envie d'écrire. Vais reprendre ce truc sur lequel je "travaille". Essayer d'en faire quelque chose, pour une fois. Ecoute Ali Farka Touré. Fume un joint. Et jette quelques petites choses sur l'écran avant d'écrire vraiment.
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