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Mais avant, le printempsPar M. :: 09/05/2008 à 1:26 :: Petites Choses egocentrees
Un seul regard vous manque, et tout est dépeuplé, j'écrivais il y a quelques jours. C'est vrai, trop vrai, en ce qui me concerne. C'est vrai, et c'est moche que ce soit vrai. C'est moche que j'en arrive à me sentir si nulle quand on ne me voit pas.
La semaine dernière, le moral dans les baskets, je me noyais dans mes larmes et me perdais dans mes idées noires. Je n'étais qu'une petite chose, insipide, invisible, rien, quoi. J'aurais troqué mon coeur contre une pierre si j'avais pu, si j'avais su qu'ainsi la douleur se tairait. Et puis un matin... Ou plutôt un soir, j'ai eu mal à en crever. Mais ce n'était pas l'heure. De crever, je veux dire. Alors j'ai sorti la lame de mon coeur d'éponge, puisque non de pierre, et je me suis levée de mon lit. Avec ces phrases à la con : tomber sept fois, se relever huit ; ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Il n'y avait pourtant pas de quoi me tuer. Mais quand on tape là où ça fait mal, deux solutions : se coucher, abdiquer, ou se lever, et rester digne. Je ne suis pas de celles qui se couchent. Sauf à des fins orgasmiques, bien sûr. Donc.
Donc je me suis levée, et me voilà debout, très immodestement plus sexy que jamais, plus en vie (et envie) que la semaine dernière en tous cas.
Je suis toujours plus belle après la guerre.
J'écoute en boucle mad world de Gary Jules, et des mots me reviennent : tu es forte... Bien sûr. Ne dis pas que tu n'es pas quelqu'un de bien... Alors je ne le dirai point. Je n'hésiterais (conditionnel) pas une seconde... Tu sais que je t'aime ?
Le blog est une thérapie.
Je l'ai lu chez d'autres, je l'ai souvent, si souvent pensé. Pas dans tous les cas, c'est certain, mais la façon dont je l'utilise... Le blog est mon thérapeute. Parce qu'ici je n'écris pas de jolis mots. Quand ils sont jolis, c'est par accident, ou par goût, je l'avoue, j'ai un faible pour les jolies choses, et les mots par dessus tout. Mais ici, je n'écris pas de jolis mots, dans le sens où je ne les veux pas jolis, je ne les travaille ni ne les recherche. Mes exercices, et plaisirs, sont ailleurs.
Et tout à l'heure Jésus (parce que je le connais) m'a dit : si on dit la vérité on est sûr, un jour ou l'autre, d'être découvert. Celui qui le peut le fait, celui qui ne le peut pas l'enseigne. Je me balade nue sur ces pages depuis le début, je crois que j'ai choisi mon camps. Mon espace, ma liberté. Puisque ce monde nous veut vêtu, coiffé, soigné, ici je serai nue, entière et vraie.
Tout ça pour dire que le fait de tout dire, justement, sur ces pages, mêmes si virtuelles, m'aide, si ne me soigne. Me voir ainsi à poil m'apprend à ne plus me considérer comme un monstre, d'égoisme et autres défauts. M'apprend à grandir, sans doute, j'espère ne jamais arrêter, parce que, je crois, si on ne grandit plus on rapetisse. J'économise 40 € par semaine, et les oreilles de mes amis. Je deviens autodictacte. Sujet d'étude : moi, mes névroses et mon nombril. Me, myself and I.
Et dans les labyrinthes de mes méandres, je me perds. Once again.
Une semaine sans regard, et je suis presque morte.
Mais, parce qu'il y a toujours un mais, certains qui dérangent, d'autres qui arrangent, celui-ci ne fait pas partie des premiers, mais, donc, le vent a tourné, comme ça finit toujours par arriver, le vent ou la roue, peu importe, tant que ça tourne.
Je me suis levée lundi avec une pêche incroyable qui, cahin caha, ne me quitte pas depuis. Mes amis ne furent qu'amour, dans leurs mots j'ai réssuscité. La vie fût tiède et facile, merci à elle et son hasard, qui fait toujours pas trop mal les choses. Et des regards sont arrivés, se sont posés sur mon dos dénudé, sur mes hanches, sur ma nuque, sur mes lèvres aussi, il me semble l'avoir vu.
Et me voilà vivante, vive et charmante, le sourire aux lèvres voulues, le rythme dans les hanches réveillées, la vie et l'envie dans chaque membre capable de remuer. Tout ça grâce au regard. Et au soleil, bien sûr. Les effets du printemps, probablement.
Je parlais d'été, mais la saison d'avant, celle des amours, l'ami Printemps, s'installe confortablement. Il suffit de lui faire une place.
Entre ma thérapie virtuallo-scripturale, les regards, et le reste, je devrais y arriver. Sans trop de difficulté.
D'ailleurs, on dirait que c'est déjà fait.
Un clin d'oeil pour la Fée, à qui je dédicace la chanson.
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