Les Petites Choses

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Tu vois, le Lubéron...

Par M. :: 13/04/2008 à 20:38 :: Petites Choses en general et en particulier
free music
 
 
 
 
On a pris la route en fin d'après midi. Le sourire aux lèvres et la musique fort dans la voiture. Des regards plein d'envie, et déjà presque satisfaits.
Autoroute direction Aix, puis suivre Pertuis.
 
La route était belle, et plus nous approchions, plus nous étions ravis. Des collines, des verts, des nuages accrochés aux montagnes, au loin, et parfois comme une chantilly grise qui coulerait des sommets. J'ai pris quelques photos, façon code de la route comme il dit, je préfère penser façon Petit Poucet.
Avant Villelaure, à gauche au rond-point.
 
Je n'arrêtais pas de répéter : tu vois ? Le Lubéron... Parce que c'est si beau, si simple. Parce que ça semble être si facile, là-bas, d'être si simple et si beau. Et parce que j'ai des idées en tête, parfois, comme des envies...
Ansouis. Parking à proximité. Escaliers en pierre à gauche.
 
Le sosie de Laurent Voulzy nous a accueillis. Bien. La chambre était la plus haute de l'établissement, vue sur toute la vallée, c'était superbe. Il a testé le lit, puis souri. M’a prise dans ses bras. Et m'a embrassée comme pour la première fois.
Nous sommes allés dîner. Un super petit resto d’ailleurs, dont j’ai gardé l’adresse, just in case…
 
Dans des draps de coton blancs, l’amour a dépassé mes craintes et je me suis donnée entièrement. Je me suis endormie satisfaite, le sourire aux lèvres, encore, dans la tendresse de ses bras.
La nuit fût belle.
 
Le soleil nous a réveillés de sa tiède caresse. Le clocher a sonné sa joie de nous trouver ainsi lovés, au petit matin. Un petit-déjeuner délicieux, et la route encore.
Lourmarin. Bonnieux. Apt.
 
Dans les rues de la ville, animées en ce jour de grand marché, j’étais fière d’avancer accrochée à son bras. Je me sentais bien, plus que bien, et tout ça grâce à lui. Grâce à son bras plié auquel je pouvais m’accrocher. Grâce à sa veste de velours noir dans laquelle il est si élégant. Grâce à son sourire, qu’il sait me transmettre. Ou bien est-ce l’inverse…
 
Les dernières heures ensemble, j’aurais voulu les étirer à l’infini.
Je ne voulais pas rentrer. Plus jamais. Parce que tu vois ? Le Lubéron…
Parce que si j’avais eu une baguette magique ce jour-là, je nous aurais construit une belle maison en pierre, avec un jardin à l’herbe bien verte pour nos pieds nus, une balançoire pour nos rires et une cheminée pour nos hivers de lecture. J’aurais envoyé valser tous les autres de nos rêves pour ne garder que celui-là, le plus simple, le plus bête, mais en l’instant le plus beau. Parce que dans cette maison en pierre que je rêve depuis si longtemps, avec son jardin à l’herbe verte, sa balançoire, ses champs de lavande ou d’oliviers tout autour, et ses collines au loin, je pouvais l’imaginer, lui, près de moi.
 
Avignon se rapprochait, les paysages nous devenaient plus familiers. Alors une dernière fois, je lui ai dit tu vois ? Le Lubéron… Il a répondu oui, je vois…, m’a souri, et a attrapé ma main pour y déposer un baiser.
 
 
 

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Commentaires

Le 14/04/2008 à 11:10, par Faits Divers
Je vois le lubéron ... Et encore plus Perthuis et Villelaure... c'est marrant . J'y étais. Et les odeurs et le sons. A jamais en moi. Et pourtant c'était il y a si longtemps.
C'était à l'époque des princes charmants, des costumes de princesses et des rêves simples(istes) de bonheur sans condition, sans concession.

Ta fierté à son bras... Touchée ... Profite, ma belle, de ses sensations si douces d'unicité face au monde, de force dans la complicité et dans l'exclusivité.


Et puis LE rêve. La maison, les briques, les joints. Le crépitement du feu, les crèpes, les rires. La lecture, l'écriture dans un bureau face au jardin en floraison, la main qui glisse dans les cheveux et qui repart, pour ne pas déranger mais rappeler la présence ...


Le 14/04/2008 à 21:56, par Bougrenette
maoui j'imagine que "tu vois le lubéron" et chambre d'hôtes = peut fermer a tout moment ;-) du coup j'hésite à laisser un commentaire, je me vois soudain abandonner avec une erreur 404, bon je plaisante evidemment, c'est la vie et chacun fait surtout ce qu'il veut, du moment que c'est en grand, en beau, en couleurs, et visiblement c'est le cas ici, effectivement un beau morceau de vie qui brille. Bises
Le 14/04/2008 à 22:30, par Martin
Je vois le Lubéron, oui... mais surtout ton bonheur petite M., tu irradies.
Sois heureuse, beaucoup, jusqu'au bout. Tu n'auras jamais mieux à faire...
Je t'embrasse
Le 14/04/2008 à 23:19, par Oh!91
On voudrait lire la version miroir, le Lubéron, oui je le vois : "elle s'accrochait à mon bras, elle s'entêtait à me le dire et ça m'amusait, la musique comme elle aime, si forte et ennivrante dans la voiture... J'ai testé le lit, j'ai ri, le l'ai prise dans mes bras et l'ai embrassée. Elle a souri comme si c'était la première fois"... Donner à ce moment de bonheur simple, à ce jalon de plus, son deuxième versant, pour le sentir dans son éternité. Je vous embrasse tous les deux.
Le 15/04/2008 à 11:22, par Fiso
Ah non !
Pas de maison en pierre où on enferme sa liberté, où la balancoire ne se balance que l'été, et le feu de cheminée ne réchauffe que l'hiver !
Pas de "que nous deux" fusionnel qui coupe des autres !
Mais pourquoi les femmes rêvent-elles toujours que le marin reste au port ?
;)
Le 15/04/2008 à 12:50, par M.
@ La Fée : j'ai parfois l'impression que tu regardes par la serrure de ma tête, de mon coeur... Tu y vois tout, même ce que je n'écris pas. T'es trop forte ! ;-)

@ B. : pas en grand, en tout petit, je ne sais faire que de petites choses, mais en couleurs ça oui, enfin, je crois, j'espère. Tu as raison de plaisanter, il le faut, ça rend plus léger et nous avons tous besoin d'un peu de légèreté. Je t'embrasse.

@ Martin : Merci... Alors ça, c'est un voeux que je vais garder précieusement, il me plait, puisse-t-il me porter chance... Je t'embrasse aussi.

@ Oh : T'as toujours de bonnes idées, toi ! Moi aussi, j'aimerais la lire la version miroir, mais certaines eaux ne sont pas faites pour être sondées... Il a souri en m'écoutant te lire, il t'embrasse, et moi aussi, encore plus fort ;-)

@ Fiso : qui te parle d'enfermer sa liberté ? Et c'est quoi la liberté ? Je crois qu'on ne l'est jamais vraiment, mais si on se sent libre, un tant soit peu, dans sa tête, ce peut être dans une maison en pierre, sur un voilier ou dans une rue de Lisbonne... ;-) Le "que nous deux" fusionnel je n'y aspire pas, il ne me tente pas, me couper des autres j'en suis incapable, j'ai trop besoin de mille miroirs dans ma vie, je ne saurais me satisfaire d'un seul. Je ne rêve pas que le marin reste au port, ma belle, si je rêve, et je dis bien "si", c'est que nos mers se rejoignent un jour, dans le Lubéron ou ailleurs (moi, à la base, j'avais choisi l'Argentine, alors tu vois... ;-))
Le 15/04/2008 à 18:04, par Fiso
Excuse, ma luciole, si mon ton a paru un peu vindicatif ... ça doit être la maison en pierre, ça m'a fait penser à une tombe !
(oulala, suis prête pour une psychothérapie, moi ...)

C'est que je me suis vue en marin, d'un coup ... mais les pieds dans l'herbe et tes longs cheveux qui s'envolent dans le vent doivent être une vision bien tentatrice pour un marin...
(t'as vu je t'épargne un commentaire ambigu sur ton corps de naïade nu sur une peau de bête devant le feu de cheminée ....oups ! je l'ai dit !)
:)

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