Les Petites Choses

http://lespetiteschoses.zeblog.com/

Calendrier

« Mai 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031 

M.

M. "Les petites choses ont leur importance : c'est toujours par elles qu'on se perd." Fiodor Dostoïevski

Blog

Catégories

Derniers billets

Pages

Compteurs

Liens

Fils RSS

Je l'aime

Par M. :: 30/05/2008 à 13:22 :: Petites Choses avec un grand C
free music



La majuscule a des maitresses. Et moi j'ai des amants. Pourtant, je l'aime. Je le rêve, encore, parfois. Je pense à lui, chaque jour. Je lui écris, je lui parle. Il me manque. Mais il a des maitresses et j'ai des amants. Voilà.

C'est une histoire de moitié d'orange, de Bachert ou d'Aristophane. C'est une histoire vraie d'amour pur. Pur et simple. Sans besoin de promesse, d'engagement, de fidélité. Sans même besoin de relation. Hors de l'espace et du temps, il serait toujours majuscule et je l'aimerais. Toujours.
L'amour n'a besoin de rien pour exister.

Dès la première fois, la toute première minute, j'ai su. Comme on sait qu'on a besoin d'air pour respirer, d'eau pour vivre, de terre pour planter. Il est mon air, mon eau, ma terre. Il est le monde dans lequel je vis avec envie, parce que le monde est beau de le porter. Et que sans lui, quelque chose cloche. La planète tourne moins rond.

Aimer C., c'est comme avoir les yeux bleus. C'est un fait. Presque une nature.

Je l'aime quand un autre m'embrasse, je l'aime quand un autre me baise, et je n'en aime pas moins celui qui m'embrasse et celui qui me baise (parfois même, c'est le même). Il n'y a pas moins de place dans mon coeur et dans ma vie. Je n'ai pas moins d'amour à donner.
Alors certains pensent que je suis facile. D'autres que je suis légère. Moi je pense juste être honnête. Peut-être trop. Mais j'aime la démesure, je suis excessive.

Je me souviens qu'Olivier parlait d'amour avec un grand A mais pourquoi faut-il absolument un grand A ? Ici, il n'y a que de petites choses, et pourtant elles sont pleines d'amour, sous plusieurs formes, de plusieurs façons, mais de l'amour tout le temps. Pas plus à droite qu'à gauche, pas moins fort ni moins beau. Jamais moins vrai.
Et si je t'aime, je ne l'aimerai pas moins lui.
Et si je l'aime, je ne t'aimerai pas moins toi.

Et pourquoi a-t-on un problème avec l'amour ?
Pourquoi attend-on toujours des plombes pour dire je t'aime, pourquoi en fait-on une telle cérémonie ? Pourquoi donner tant de poids à trois tout petits mots ?
On a aucun mal à dire qu'on aime le chocolat, les voyages ou son chat.

Je ne sais pas comment vivre l'amour. A deux, je veux dire. Je me pose beaucoup de questions. Sur la vie de couple, la fidélité, l'engagement. La signification, au fond, de tout ça. Je ne sais pas comment on peut vivre avec quelqu'un et faire en sorte que ça fonctionne. Comment il est possible de fonder une famille. Ce à quoi j'aspire, malgré tout. Malgré mes doutes, mes certitudes aussi, mes craintes et mes incompréhensions. Malgré ma résignation. Mais je sais qu'avant de le vivre, il faut le ressentir. Qu'avant d'envisager l'avenir il faut s'autoriser le présent. En bref, avant de soigner les formes, peut-être faudrait-il avoir un fond.

On se donne des rendez-vous. On se fait la cour. On se séduit, on se respecte, on se prouve. On s'ennuie, aussi. Mais on ne s'aime pas. Pas le temps, le courage, l'idée.

J'ai toujours dit je t'aime avec la plus grande sincérité. A l'instant précis où j'ai prononcé ces mots, je les pensais. Je n'ai pas pour autant signé pour l'instant d'après. Demain est toujours un autre jour.

Il est remparts bien plus hauts que ceux contruits autour d'une ville.

Mon coeur est comme les fenêtres de ma maison : grand ouvert. D'artichaud, d'éponge, peu importe. De chair et de battements, en tous cas. Il a aimé, il a pleuré, il aimera, il pleurera. It's like that and that's the way it is. Oiseaux de passage ou véritables conquérants, tous sont bienvenus. Tous et toutes. J'ai le coeur grand ouvert, j'ai dit. Comme les yeux. Et les oreilles.
Mon côté Amélie Poulain, sûrement.

Je pense que la connerie est un rempart à l'amour.
La connerie, et la masturbation mentale. Ceux qui réfléchissent trop ne savent pas aimer. Ceux qui se regardent trop le nombril non plus. Le monde n'a pas de centre, il est donc inutile de s'y croire.
Les personnes les plus malheureuses que je connais sont celles qui n'aiment pas.

Je crois qu'il n'y a pas de grand A. Pas de degré, pas d'échelle. Pas de choix. Je crois qu'il y a de l'amour partout, qu'il est le seul moteur, l'amour d'un être, l'amour de l'art, l'amour de l'argent.
Je crois aussi qu'on s'acharne à réfléchir sur un point qui ne demande nulle réflexion, mais juste une sensation. Des sensations. Mais il est plus facile de réfléchir que de ressentir. Et il est difficile d'accepter ce que l'on ne comprend pas.

Je l'aime.
Ni trop ni pour de faux.
Sans souffrance ni extravagance.
Juste je l'aime.
 
 
 

Trackbacks

Pour faire un trackback sur ce billet : http://lespetiteschoses.zeblog.com/trackback.php?e_id=328121

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Nom ou pseudo :


Email (facultatif) :


Site Web (facultatif) :


Commentaire :


 
Copyright © Les Petites Choses - Blog créé avec ZeBlog