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Pour toi, public (7)Par M. :: 29/06/2008 à 10:50 :: Petites Choses empruntees
J'ai le grand honneur de te présenter aujourd'hui les deux hommes qui hantent mes nuits d'été : Bebo Valdes et Diego El Cigala. Bebo Valdes est un pianiste cubain que l'on ne présente plus. Un maître, au même titre que Ruben Gonzales, dont je t'ai déjà parlé. Diego El Cigala est un chanteur gitan de flamenco. En 2003, les deux s'allient pour le sublime Lagrimas Negras, qui mêle le chant flamenco à l'intensité sans pareille, et le piano cubain, non moins intense.
Voilà comment débute l'album :
On reconnait un piano cubain dès ses premières notes. La façon de jouer est tout à fait unique, elle ferait d'une valse un boléro. (merci de lui prêter une attention toute particulière sur ce morceau)
Cet air là, tu le connais sûrement déjà. Combien l'ont chanté ? Entre autres, Buena Vista... Que te importa que te ame ? Si tu no me quieres ya. El amor que ha pasado no se debe recordar. Fue la ilusion de tu vida, un dia lejano ya. Hoy represento el pasado... No me puedo conformar.
Je suis tombée en amour pour cet album. Dès sa sortie. Et depuis, je ne le lâche pas. Il me hante. Je l'écoute en boucle depuis quelques jours, mes pensées orientées... J'avais envie de le partager avec toi. C'est un peu de mon coeur que je te donne là.
De vacacionesPar M. :: 15/06/2008 à 11:06 :: Petites Choses empruntees
Parce que je ne pouvais définitivement pas partir comme ça et vous laisser sans musique pendant 8 jours
Gérard ChesneauPar M. :: 30/05/2008 à 13:21 :: Petites Choses empruntees
Ice, but not creamPar M. :: 25/04/2008 à 0:01 :: Petites Choses empruntees
Hey yaPar M. :: 24/04/2008 à 18:04 :: Petites Choses empruntees
My baby don't mess around NoahPar M. :: 22/04/2008 à 23:47 :: Petites Choses empruntees
Noah Kalina takes a photo of himself every day for 6 years Sinon, la musique est plutôt jolie. Wahou !Par M. :: 15/04/2008 à 13:06 :: Petites Choses empruntees
S'il le dit...Par M. :: 10/04/2008 à 22:14 :: Petites Choses empruntees
Le violon d'IngresPar M. :: 02/04/2008 à 20:16 :: Petites Choses empruntees
Flying lessonsPar M. :: 28/03/2008 à 21:36 :: Petites Choses empruntees
Pour toi, Public (6)Par M. :: 22/03/2008 à 16:47 :: Petites Choses empruntees
Aujourd'hui, je suis en grande forme et d'humeur à te prouver de nouveau mon extrème générosité. (rires, s'il te plaît)
Une personne très particulière pour moi, qui m'a accompagnée nombres de nuits blanches, nombres de journées grises, et d'autres moments colorés. Sa musique, je la ressens comme si je la chantais. Sa musique, j'aimerais savoir la chanter. Je t'en ai souvent, très souvent parlé. Elle est ma meilleure amie.
J'ai le grand honneur de te présenter Cat Power.
The greatest, album The Greatests (2006)
Performed live on Jools Holland
Pour la petite histoire (parce que moi, j'aime bien les histoires, surtout les petites) :
Cat Power est Chan Marshall, chanteuse et parolière américaine (ça s'entend, hein ?)
Elle commence à New York, au début des années 90, où elle rencontre Steve Shelley (batteur des Sonic Youth) et Tim Foljahn (Two Dollar Guitar). Ils signent ensemble leur premier album, Dear Sir, en 1995.
Maybe Not, album You are free (2003)
Discographie :
Dear Sir (1995)
Myra Lee (1996)
What Would The Community Think (1996)
Moon Pix (1998)
The Covers Record (2000) (album de reprises)
You Are Free (2003)
The Greatests (2006)
Jukebox (2008) (album de reprises)
Where is my love ?, album The Greatests Where is my love?
Plaît-il ?Par M. :: 21/03/2008 à 13:04 :: Petites Choses empruntees
EllaPar M. :: 07/03/2008 à 15:11 :: Petites Choses empruntees
ShePar M. :: 03/03/2008 à 17:06 :: Petites Choses empruntees
EllePar M. :: 01/03/2008 à 1:54 :: Petites Choses empruntees
Un cahierPar M. :: 24/02/2008 à 3:10 :: Petites Choses empruntees
Voilà voilà, on y arrive. Gilles vient me voler la vedette jusque sur mon blog !
Je plaisante, je plaisante, n'empêche que je ne suis pas peu fière de publier ses mots, et encore moins peu honorée qu'il m'en ait donné la permission.
Alors voilà un "vieux truc" de Gilles.
Bonne lecture.
Un Cahier
Tu m’as dit un jour qu’il était plus facile de marcher sans toucher le sol que de laisser une trace sur cette terre. Ce cahier, qui est à peu près la seule chose que j’ai gardé de toi que je puisse toucher, en est plein, de traces.
Je le vois de temps en temps dans la maison, posé sur un fauteuil ou un meuble, comme un gros chat gris. Je le déplace et n’y pense plus. Si bien qu’il arrive encore à me surprendre.
Je ne l’ouvre pas souvent. Je me contente de jouer avec l’élastique qui le maintient fermé tant il est gros, épais, ses pages prêtes à déborder. Je le caresse. Je pleure un peu les soirs où je bois du vin sous la véranda.
Sur la couverture un peu raccornie, un peu déchirée, il est écrit : livre de brouillon. Ça sonne comme un titre que tu lui aurais donné et je sais que l’ironie n’a pas dû être étrangère à ton choix quand tu l’as acheté.
Je ne t’ai jamais vu y consigner quoi que ce soit. Je n’en savais pas même l’existence quand pourtant toute mon existence c’était toi.
Je remonte les pages. Je les suis comme une piste. Vers quel terrible secret ? Vers quelle révélation ? Rien n’est caché ici. Des bribes de phrases, des extraits, rarement datés. Parfois, et c’est comme un délice, et c’est comme une torture, un éclat de verre dans un fruit frais, je reconnais une fleur séchée, un ticket de cinéma, l’emballage papier d’un morceau de sucre.
Qui, dans cette vie, peut dire qu’un papier d’emballage le poursuivra pour le restant de ses jours ?
Comme une luciole, un écho ténu, un nœud de plus dans la maille étoilée des reminescences.
J’ai trouvé le cahier en juin.
Tu as disparu en mars.
J’ai tourné en rond dans la maison pendant quatre mois et je savais que je n’étais pas seul.
Juin. Il faisait beau.
On dit : remonter à la surface, viens boire un verre, sortir, nettoyer, repeindre, ne pas mourir.
Je cherchais moitié fou une photo dont je finissais par douter qu’elle fût seulement prise, à Cannes, un soir où tu riais, quand je l’ai trouvé, lui.
Rectangulaire et gris. Vaguement montrueux, l’élastique en travers comme un mauvais sourire sur son ventre gonflé.
Et la première page était comme une gifle.
Comme ouvrir la porte d’une pièce et te voir tranquillement en train de discuter.
C’était dur de s’émerveiller de ça. C’était difficile et noir, cette ubiquité. Ce signe de la main dont je doute qu’il fût volontaire.
Je ne crois pas où que tu sois que tu penses à ce cahier, et donc à moi, avec un sourire bienveillant.
Peut-être que cet oubli te hante.
Peut-être redoutes-tu que je l’aie trouvé et que je puisse si loin de toi me rapprocher si près de ce que tu as été.
Peut-être que ça n’a pas grande importance.
Il y a des jours où je me plonge dans ses pages au hasard, avec une petite joie acide, pour retrouver dans tes mots, tes quelques esquisses, un reliquat de lumière. Puis je regarde par la fenêtre et je pense aux écureuils que l’on voyait avant ici. Aux insectes cachés qui oeuvrent sous les écorces. Au soleil qui décroit que j’associe invariablement à l’absence de ta main sur mon épaule.
Et j’essaie de comprendre, lentement, comme on rumine une herbe sombre, que rien ne te fera revenir.
G. J.
Février 2002
Pour toi, Public (5)Par M. :: 18/02/2008 à 22:29 :: Petites Choses empruntees
Aujourd'hui, parce que quand même tu le vaux bien, je t'offre l'homme qui me remue le coeur et les trippes depuis que j'ai 16 ans.
Je t'offre Jeff Buckley.
J'aimerais te parler de lui, de sa façon de chanter qui est unique, de sa voix qui vient du ciel ou des enfers peut-être, trop belle pour être humaine, je voudrais te dire comment je l'aime et ce que sa musique me fait... Mais je ne sais pas.
Alors je vais me contenter de t'offrir. Et écouter ce que toi, tu veux en dire.
Avant propos-vidéos : je n'ai pas pu trouver ce que je voulais, comme je le voulais. Mais j'aurais pu ne rien trouver du tout, n'est-ce pas ?
Pour commencer, ma chanson préférée je crois, dans une version légèrement différente. A mes yeux, une des plus belles chansons d'amour qui soit. Lover, you should have come over
En live maintenant, parce qu'il était une bête de scène... Un brin provoc', complètement habité, j'adore. Grace
Et parce que sans elle, la boucle n'est pas bouclée... (pas de version live, malheureusement, alors épuré, et ça lui va pas si mal)
Je sais, c'est bête, mais j'ai le coeur qui bat fort en te l'offrant, lui. Et bien danse maintenantPar M. :: 16/02/2008 à 22:46 :: Petites Choses empruntees
WomanPar M. :: 10/02/2008 à 1:30 :: Petites Choses empruntees
I'm so tired of playing ... Un peu, ouiPar M. :: 05/02/2008 à 5:32 :: Petites Choses empruntees
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