Les Petites Choses

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M. "Les petites choses ont leur importance : c'est toujours par elles qu'on se perd." Fiodor Dostoïevski

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Ce baiser que jamais...

Par M. :: 03/06/2009 à 20:42 :: Petites Choses empruntees

Découvrez Eric Watson!
 
 
 
Il y a, dans la musique de Watson, ce baiser que jamais je ne te donnerai.

La chaleur de juillet pesait sur nos corps que nous allongions nus sur le carrelage pour en voler la fraicheur. Nos mains allaient en revers et retours sur nos fronts perlés de sueur. Même la fumée de nos cigarettes semblait peiner à s'élever. Avec la nuit, nous retrouvions un peu de vie.
Assise en tailleur sur le sol, je m'adossais au canapé pour taper sur mon clavier. Souvent, les mots se dérobaient et je pestais contre l'été, somnifère de mon langage. Alors, il me rassurait de ses mains larges et fortes sur mes épaules. De ses baisers sur ma nuque. De sa présence. Et l'amour passait de ses doigts au miens, qui devenaient soudain agiles et pressés. Il pouvait s'en retourner à la lecture d'Erri de Luca. Trois chevaux, je crois. Je me souviens que j'aimais son regard passionné sur ces pages que j'avais tant chéries. Les imperceptibles commentaires donnés par ses sourcils. Et les mots que prononçaient sans bruit ses lèvres, scandant une phrase à la beauté particulière.
Je me souviens surtout du soir où il me demanda : as-tu un stylo et du papier ?
Combien de feuilles noircit-il ? Il les plia et les rangea dans son sac, sous son pull à col roulé, prévu mais jamais porté. Une seule resta sur la table, entre ses lunettes et le cendrier. Une feuille, une phrase :
Il y a, dans la musique de Watson, ce baiser que jamais je ne te donnerai.
L'instant d'après, j'entendis la porte claquer.
 
 

Photo : Arnaud Rosset

Notre Dame de la Mer

Par M. :: 29/05/2009 à 22:49 :: Petites Choses empruntees

Presque 30 ans plus tard.

Au hasard d'une balade sur la plage, je me retrouvai devant sa porte ouverte. Et décidai d'entrer.
Sa simplicité me surprit. Sa lumière également, claire et naturelle. Ces lieux étaient d'ordinaire si sombres. Et si chargés d'ornements, quand celui-ci paraissait nu. Aucun tableau, ni dorure, pas l'ombre d'une statue. Simplement la croix et son homme au bout de l'allée, derrière un humble hôtel de pierre blanche. Sa voute ressemblait à la coque renversée d'un navire. Ses vitraux racontaient la mer, ses voiles, ses braves. Une dalle dans le fond portait ces inscriptions : aux marins qui reposent en paix dans le bleu linceul de la Méditerrannée. Quelques passages du Livre collés sur les mur. Un cahier de prières ouvert à chacun. Des coquillages dans le bénitier. L'air courait dans l'allée centrale, portant le parfum des embruns et, pour l'oreille attentive, le chant des vagues qui s'échouaient tout près.
J'avançai à pas lents. Sentis le sable crisser sous mes pieds nus.
Je me souvins alors de cette photo en noir et blanc, jaunie par ses trente ans : ma mère, blonde et bouclée dans sa robe blanche brodée, souriait à l'objectif, sous le regard tendre et fier de mon père.
 
 

 
 
 
 

L'espoir du métro

Par M. :: 23/05/2009 à 23:21 :: Petites Choses empruntees

Photo : Arnaud Rosset

 

 

J'attends le métro.
Les yeux fixés sur le trou noir, je guette son arrivée. Une lueur l'annoncera.
Il vient d'abord sur le quai d'en face. Comme souvent. Toujours.
Alors je m'assois sur un banc qui dit je t'aime en allemand.
Mon voisin lit. Ma voisine pianote sur son téléphone.
Je regarde ma montre. Mon pied bat la mesure des secondes.
Dieu, que le temps est long ! Et la patience une vertu.
J'attends et j'espère le prochain.
Il est 20h. Peut-être trop tard.
Encore un sur le quai d'en face.
J'aurais sans doute dû changer de direction.
Je me souviens qu'en espagnol, attendre se dit esperar.
Que le tramway se nommait désir. Et que le train était bleu.
Le métro, lui, s'attend. Chaque jour moins patiemment.
 
 

Le voleur de Bible

Par M. :: 04/03/2009 à 19:47 :: Petites Choses empruntees
 

"Personne ne me rêve. Je n'oscille pas sur les courants chauds de quelques souhaits, ne flotte pas au gré du fleuve de quelqu'un d'autre. Je suis clos et particulier. Je ne peux pourtant pas m'offrir de vivre selon cette vérité. Il faut que je croie en un système de canaux secrets reliant les hommes. Et ce que je fais sur ces pages, c'est probablement draguer et creuser pour maintenir ouvertes les voies de la communication – imaginaires ? Le véritable opprimé ne s'offre pas de souhaits, il ne peut pas spéculer. A un certain moment l'oppression nous a investis en passant par la porte de derrière et a occupé nos centraux, si bien qu'avec la connaissance supérieure que nous avons de nos points les plus faibles, nous nous occupons nous-mêmes de l'oppression, sans assistance complaisante extérieure. Mais je m'obstine à chercher toujours, je drague, creuse et maintiens ainsi l'oppression à distance pour quelque temps encore. Je cherche sur le visage de mes partenaires la même confiance absurde. Je veux aussi chercher sur le visage des adversaires.
« Mon histoire barre le passage de mon Histoire », ai-je entendu dans le rêve de cette nuit, et durant la première seconde de mon réveil j'ai pu vivre dans la véracité de cette affirmation : qu'il existait donc une zone libérée, une clairière dans laquelle notre véritable moi vit indépendamment des actions qui, réunies, constituent notre existence. Ce doux breuvage de l'essence que nous ne goûtons qu'ensuite !
(...)
Et le premier cahier à couverture de toile cirée noire est rempli. Longtemps j'ai désiré pouvoir ouvrir ces cahiers souples pour essayer lentement de formuler en mots les images qui se sont gravées, ou plutôt qui m'ont emmuré et ont pétrifié certains côtés qui dans d'autres circonstances auraient pu s'épanouir. C'est comme ça pour la vie de tout le monde – le Moi, une fleur sauvage domptée. (...)
Je voudrais décrire les nuages allègres dans le ciel bleu et le mouvement des aulnes du champ quand le vent ébouriffe leurs feuillages. Je voudrais décrire le maintenant, ce qui change perpétuellement, (...).
Mais chaque geste, chaque mot repose sur la base du passé. Nous ne sommes jamais vides, vierges comme une page blanche. Nous traînons avec nous le fardeau des hier dans les couloirs sonores.
Toi, Juge ! Toi que j'appelle Juge : en mes bons jours je me crois quand même investi d'une mission."


Le voleur de Bible, Göran Tunström
Editions Actes Sud
 



Chagrine ballerine

Par M. :: 19/02/2009 à 12:18 :: Petites Choses empruntees

Découvrez Angela McCluskey!

 

Photo Jeune Mante

 

Je poussai la porte et la découvris.
Assise sur les lattes incertaines du parquet, le coeur caché derrière ses genoux pliés. Le soleil passait sa main par la fenêtre, pour la consoler. Son dos inversait la cambrure, ses bras refusaient l'arabesque. Ses mollets fins avaient pris le rose de ses chaussons. Quel étrange ballet l'avait menée jusqu'ici ? Quel repos espérait-elle trouver dans ce vestiaire de fortune ?
Ses yeux fixaient sur le sol les poussières du passé. Cherchaient les étoiles. Ses lèvres closes peignaient le silence d'une enfance à la barre flottante. Petit rat sans opéra cherchant désespéremment Degas. Ou juste un peu d'égard.
Je n'osai bouger. Ni parler. Lentement, je refermai la porte et emportai avec moi son secret. En descendant les escaliers, je me demandai : que deviennent les danseuses après la mort du tutu ?
 
 
 

Au crépuscule

Par M. :: 27/01/2009 à 22:16 :: Petites Choses empruntees
 
 
(Merci à BT pour sa photo qui, peut-être, un peu, m'a inspirée)


 
Le soleil se couche derrière l'arbre nu de l'hiver.
Comme lui je tends la tête, hissée sur la pointe des pieds,
vers les dernières bribes de lumière.
C'est l'heure des contes et des histoires d'amour.
Le ciel nous offre sa plus jolie palette.
Les ombres, déjà, inquiètent.
La fin se dessine et tout semble possible.
Un chat noir pourrait venir se frotter contre le tronc.
Un corbeau se poser sur la branche.
Une sorcière, peut-être, apparaître derrière le rocher.
Où sommes nous ?
A l'orée d'une étrange forêt ?
Au détour d'un hasardeux chemin ?
Nous le saurons demain.
Sur le fil, nous attendons.
Suspendus au jour qui se meurt avec grâce.
Les amants enlassés assistent à la scène.
Ils boivent l'or coulé du ciel.
Et les couleurs du monde pour mieux les réciter, à la nuit tombée,
lorsque leurs cheveux se mêleront sur l'oreiller.
Bientôt, nous nous installerons devant la cheminée.
Si tu le veux bien, nous les imiterons.
De nos baisers nous marierons
le crépuscule et l'aube,
l'aube et le crépuscule.
 
 

Daughter of darkness

Par M. :: 18/09/2008 à 20:15 :: Petites Choses empruntees

La musique de Watson

Par M. :: 18/09/2008 à 20:05 :: Petites Choses empruntees

Découvrez Eric Watson!
 


« Daugther of Darkness, fille des ténèbres, la musique d'Eric Watson l'a toujours été plus qu'un peu. Fille de l'air aussi, mutine. Mutinée contre tout ce qui voudrait lui rogner les ailes, l'attirer de la pénombre qui la nourrit vers la noirceur qui l'étoufferait. Une fille who always sings et qui, cependant, reste attachée à ses racines obscures. Obscures parce qu'elles plongent loin sous la terre, dans des régions hypothétiques. Obscures parce Watson s'applique depuis vingt ans à ne pas les dénuder, à ne pas s'y aggriper comme à un fil d'Ariane. En poète consommé, il emploie toute sa lucidité, qui est extrème, à ne pas percer le secret du labyrinthe (le secret de ce qui le fait jouer), sachant bien que quiconque en trouve la sortie reste à jamais muré à l'extérieur. Chercher l'issue est bien plus excitant. Ce qui l'est encore davantage, c'est de s'intaller au coeur du labyrinthe, de s'adapter à lui comme à une nouvelle carapace après la mue, de se faire adopter par lui jusqu'au point où il serait plus triste de vous perdre que furieux de vous laisser échapper. Mais pour devenir locataire de l'énygme, il faut aimer s'attarder dans les coins sombres.
Tous les albums d'Eric Watson qu'a produit jusqu'ici Jean-Jacques Pussiau sous différents labels, concourrent à établir ce fait indiscutable : voilà un artiste qui s'entend comme personne à explorer la partie obscure de son art. Ce faisant, toutefois, c'est la part nocturne de la lumière qu'il sillone et qu'il fouille. Il nous révèle que l'ombre a une doublure scintillante, une doublure de clarté qui l'embrase du dedans, la dote d'une étrange phosphorescence. On peut alors voir l'ombre palpiter dans le noir, Watson nous fait comprendre que la lumière est la profondeur de l'ombre, autant que celle-ci est le faire-valoir de celle-là.

Pour la première fois peut-être – pour la première fois c'est sûr avec autant de détermination – il nous invite à faire le mur avec lui. A passer de l'autre côté, du côté de ce qui est au soleil. Elles ont beau être métidatives, les premières mesures de The Peacocks entraînent d'emblée dans les coulisses, éclairées à giorno, du théâtre d'ombres où notre homme aimer nouer de troubles intrigues entre des personnages pas très nets, dont on découvre soudain le masque. En vérité, cependant, nous n'avons pas quitté la salle. Le metteur en scène a simplement déplacé le rideau de ténèbres du premier plan, vers l'arrière-fond. Il lui a suffit de modifier l'éclairage pour changer de décor, métamorphoser les protagonistes, récrire toute la pièce jusqu'à la retourner comme un doigt de gant.
Car Eric Watson, dans la grande tradition des maîtres du piano jazz, est un formidable raconteur d'histoires. Ce que raconte ce disque, justement, c'est l'histoire d'un mec (chacun et chacune d'entre nous) devant qui on lève un coin du voile, devant qui on retrousse un peu l'ourlet de la nuit. Et qu'arrive-t-il ? De partout et de nulle part ! Des oiseaux de légende qui ont les deux pattes sur terre, des couleurs qui se dévorent et s'enfantent, des solitudes, des amours et des silences (des silences de fille et des silences de Monk), des partances sans adieux, un rébus connu de tous et qui préserve d'un mystère sans fin... Et puis, tout à la fin, il se passe que la fille des ténèbres, toujours espiègle, sort de l'aube aveuglante où elle se tenait cachée et marche à notre rencontre inexorable, bergère des ombres qui ramène le troupeau. Et referme sans un mot le rideau de fumée au nez des curieux, en attendant la prochaine séance. »

Alain Gerber

Eric Watson, sketches of solitude, chez night bird music, 2001
Distribué par Harmonia Mundi
 
 


Je ne peux que recommander, et plus que chaudement, cet album. Je préviens toutefois que la musique de Watson n'est pas facile d'accès. Il faut du temps, de l'amour et de l'envie pour la comprendre, et enfin l'entendre. Mais elle n'est pas un brin intellectuelle, je la crois accessible à tous car la technique est ici au service de l'émotion. Elle n'est pas démontrée, elle est ressentie. Et il ne s'agit pas de la décoder, mais de savoir s'abandonner à elle pour qu'elle se dévoile enfin. L'apprivoiser, comme le dit si bien Alain Gerber.
J'ai voulu poster cette préface (que, je suis prête à le parier, peu d'entre vous ont lu en entier... et je comprends, mais c'est dommage, elle est très bien écrite et poétique. J'ai surligné les passages à ne pas manquer...) parce que son auteur a saisi, à mon sens, la démarche de Watson, et la développe dans ces lignes de façon certes enbrûmée, mais très juste. Il a su restituer les jeux d'ombre et de lumière du pianiste, aborder avec pudeur son univers si fantastique, et la poésie de son jeu.
Cet album est un des plus beaux de ma collection, un de ceux dont je ne me séparerais pour rien au monde (mais vraiment rien !), et pas seulement parce qu'il me vient d'une personne précieuse, indispensable, à mon coeur, mais parce qu'il jongle avec des boules que je connais bien, et que je lui envies. Il parle un langage que je comprends sans savoir l'utiliser. Mais l'ombre et la lumière qui le captivent dans la musique, sont celles-là mêmes qui me captivent chez l'homme, et sur lesquelles j'aime m'étendre, et inventer.













I'm so clumsy

Par M. :: 29/08/2008 à 10:47 :: Petites Choses empruntees

Découvrez John Lennon!

 

 

 

 

I was dreaming of the past
And my heart was beating fast
I began to lose control
I began to lose control

I didn't mean to hurt you
I'm sorry that I made you cry
Oh no, I didn't want to hurt you
I'm just a jealous guy

I was feeling insecure
You might not love me anymore
I was shivering inside
I was shivering inside

I didn't mean to hurt you
I'm sorry that I made you cry
Oh no, I didn't want to hurt you
I'm just a jealous guy

I didn't mean to hurt you
I'm sorry that I made you cry
Oh no, I didn't want to hurt you
I'm just a jealous guy

I was trying to catch your eyes
Thought that you was trying to hide
I was swallowing my pain
I was swallowing my pain

I didn't mean to hurt you
I'm sorry that I made you cry
Oh no, I didn't want to hurt you
I'm just a jealous guy, watch out
I'm just a jealous guy, look out babe
I'm just a jealous guy

 

 


Lis entre mes lignes

Par M. :: 13/07/2008 à 18:13 :: Petites Choses empruntees

Pour toi, public (7)

Par M. :: 29/06/2008 à 10:50 :: Petites Choses empruntees

J'ai le grand honneur de te présenter aujourd'hui les deux hommes qui hantent mes nuits d'été : Bebo Valdes et Diego El Cigala.

Bebo Valdes est un pianiste cubain que l'on ne présente plus. Un maître, au même titre que Ruben Gonzales, dont je t'ai déjà parlé.

Diego El Cigala est un chanteur gitan de flamenco.

En 2003, les deux s'allient pour le sublime Lagrimas Negras, qui mêle le chant flamenco à l'intensité sans pareille, et le piano cubain, non moins intense.

 

Voilà comment débute l'album :

 

On reconnait un piano cubain dès ses premières notes. La façon de jouer est tout à fait unique, elle ferait d'une valse un boléro. (merci de lui prêter une attention toute particulière sur ce morceau)

 

Cet air là, tu le connais sûrement déjà.

Combien l'ont chanté ? Entre autres, Buena Vista...

Que te importa que te ame ? Si tu no me quieres ya.

El amor que ha pasado no se debe recordar.

Fue la ilusion de tu vida, un dia lejano ya.

Hoy represento el pasado... No me puedo conformar.

 

Je suis tombée en amour pour cet album. Dès sa sortie.  Et depuis, je ne le lâche pas. Il me hante.

Je l'écoute en boucle depuis quelques jours, mes pensées orientées...

J'avais envie de le partager avec toi. C'est un peu de mon coeur que je te donne là.

 

De vacaciones

Par M. :: 15/06/2008 à 11:06 :: Petites Choses empruntees

 

 

Parce que je ne pouvais définitivement pas partir comme ça et vous laisser sans musique pendant 8 jours

 

 

free music

Gérard Chesneau

Par M. :: 30/05/2008 à 13:21 :: Petites Choses empruntees

Ice, but not cream

Par M. :: 25/04/2008 à 0:01 :: Petites Choses empruntees

Hey ya

Par M. :: 24/04/2008 à 18:04 :: Petites Choses empruntees
free music
 

My baby don't mess around
Because she loves me so
And this I know for sure
But does she really wanna
But can't stand to see me
Walk out the door
Can't stand to fight the feeling
Because the thought alone is killing me right now
Thank god for mom and dad
For sticking two together
'Cause we don't know how.
And, Hey Ya
Hey Ya
Hey Ya
Hey Ya
You think you've got it
Ohh, you think you've got it
But got it just don't get it
Till' there's nothing at all
We get together
Oh, we get together
But seperate's always better when there's feelings involved
If what they say is "Nothing is forever"
Then what makes, Then what makes, Then what makes, Then what makes,
Love the exception?
So why you, why you
Why you, why you, why you are we so in denial
When we know we're not happy here
And, Hey Ya
Hey Ya
Hey Ya
Hey Ya
Hey, alright now
Alright now fellas
Now what's cooler than being cool ?
Ice Cold
I can't hear you
I say what's cooler than being cool ?
Alright, alright, alright, alright
Alright, alright, alright, alright
Alright, alright, alright, alright
Alright, alright,
Ok now ladies
And we gonna break this thing down in just a few seconds here
Now don't have me break it down for nothing
Now I wanna see y'all on y'alls baddest behavior
Lend me some sugar,
I am your neighbor
Shake it, shake, shake it, shake it
Shake it, shake it, shake, shake it,
Shake it, shake, shake it, shake it
Shake it, shake it, shake, shake it,

Shake it like a Polaroid picture
Shake it, shake, shake it, shake it
Shake it, shake it, shake, shake it,
And, Hey Ya
Hey Ya
Hey Ya
Hey Ya

Noah

Par M. :: 22/04/2008 à 23:47 :: Petites Choses empruntees

Noah Kalina takes a photo of himself every day for 6 years

Sinon, la musique est plutôt jolie.

Wahou !

Par M. :: 15/04/2008 à 13:06 :: Petites Choses empruntees

 

Julian Beever

S'il le dit...

Par M. :: 10/04/2008 à 22:14 :: Petites Choses empruntees

Le violon d'Ingres

Par M. :: 02/04/2008 à 20:16 :: Petites Choses empruntees

 

By Man Ray

Flying lessons

Par M. :: 28/03/2008 à 21:36 :: Petites Choses empruntees

 

Kamil Vojnar

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